Voici encore une belle escroquerie du secteur de l'immobilier :

UFC-QUE CHOISIR ET DPE

L’association de consommateurs UFC-Que Choisir, qui avait déjà critiqué en 2008 le caractère aléatoire du classement des diagnostics de performance énergétique (DPE) dont l’échelle oscille entre A et G, ne constate aucune amélioration en 2011.

"Sur 4 maisons visitées par 16 diagnostiqueurs : deux maisons ont été classées dans pas moins de 3 classes énergétiques différentes, une a été classée dans 2 étiquettes différentes, une seule s’étant vue attribuer la même étiquette énergétique par tous ces 'professionnels'", souligne l’association dans un communiqué, s’inquiétant de telles dissonances entre les résultats. Ainsi, "une des maisons enquêtée a été classée, selon les diagnostiqueurs, en C, D ou E, avec une estimation de consommation de 134 kWh à 244 kWh par m2 et par an, soit une facture annuelle variant de 1000 à 1800 euros !", précise l’association.

Les logiciels au cœur de la polémique
Comme l’explique à l’AFP la chargée de mission d’UFC-Que Choisir, Caroline Keller, ces chiffres sont le reflet d’un manque de rigueur. Elle dénonce, entre autres, les différents logiciels utilisés par les entreprises. Avec les mêmes données, "ils ne donnent pas toujours les mêmes résultats", a-t-elle expliqué à l'AFP.
Mais l’UFC-Que Choisir est d’autant plus critique qu’aujourd’hui les DPE sont devenus obligatoires dès la mise en vente ou en location des logements, tout comme leur affichage dans les annonces immobilières. Aujourd’hui, ces données servent non seulement à connaître la consommation d’énergie, mais elles participent également à fixer le montant du nouveau prêt à taux zéro.
Par conséquent, l’UFC-Que Choisir propose "d’adopter sans délai des mesures techniques pour fiabiliser les Diagnostics de Performance Energétique" et de "rendre opposable le DPE entre l’acheteur et le vendeur pour que la responsabilité du diagnostiqueur puisse être engagée en cas de diagnostic erroné".

Archi ou pas ?

Actuellement, les personnes physiques construisant une maison pour elles-mêmes ne sont pas obligées d'avoir recours à un architecte pour une propriété dont la surface de plancher hors œuvre nette n’excède pas 170 m2.
Toutefois, un collectif d’architectes, baptisé Défense profession architecte, réclame la réforme de cette loi datant de 1977. Dénonçant la paupérisation des zones périurbaines tant en Ile de France qu’en régions mais aussi le mitage pavillonnaire, l’organisme réclame purement et simplement son abrogation : "Cette modification de la loi aurait pour bienfait une sensibilisation à la qualité architecturale et permettrait aux petites agences d'accéder à la commande (...) L’abrogation du seuil obligerait les promoteurs à faire appel aux architectes pour plus de qualité urbaine, architecturale et paysagère", souligne l’architecte Jacques Hesters dans une tribune. Avant d’ajouter : "La question du seuil des 170m² se pose tacitement pour l'ensemble des constructions individuelles privées, mais au-delà devrait avoir un impact pour l'ensemble des constructions en matière de logements pour une meilleure densité de nos villes et de nos quartiers, déjouant le piège actuel de l’étalement pavillonnaire et des immeubles collectifs souvent décriés".
Actuellement, la pétition a déjà obtenu l'adhésion de plus de 700 architectes. 

et après ça on va faire confiance à qui ? 

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