Quelques infos :



Tout savoir sur le nouveau
prêt à taux zéro, le PTZ+



Depuis le 1er janvier 2011, le prêt à taux zéro
élargi, dit PTZ+, remplace le prêt à taux zéro, le Pass foncier et le crédit
d’impôt sur les intérêts d’emprunt. Les primo-accédants pourront profiter d’un
crédit sans intérêts ouvert à tous, sans condition de ressources. Le dispositif
favorise les logements neufs, économes en énergie et situés dans les régions en
pénurie
d’habitations



En 2011, oubliez tout ce que vous savez
sur les aides à l’accession ! Depuis 2007, plusieurs aides cumulables étaient
proposées aux futurs acquéreurs ; aujourd’hui trois d’entre elles
disparaissent, pour laisser place au prêt à taux zéro élargi, dit PTZ+. Adieu
donc l’ancien prêt à taux zéro, qui concernait les primo-accédants dont les
revenus ne dépassaient pas un certain plafond. Le dispositif avait été amélioré
depuis le 1er juillet 2010, avec notamment une augmentation de la somme
accordée et un allongement de la durée de remboursement. De même, le Pass
foncier a connu ses dernières heures. Il permettait aux ménages les plus
modestes, achetant un logement neuf ou un terrain à bâtir, de différer le
remboursement du prêt, et leur ouvrait droit à plusieurs autres aides



Disparition du crédit d’impôt sur
les intérêts d’emprunt




Tous les propriétaires, sans distinction de revenus, pouvaient également
déduire de leur impôt un pourcentage des intérêts de leur emprunt : 40% la
première année suivant l’achat, puis 15% pendant les quatre années suivantes,
ou 40% sur sept ans pour les bâtiments neuf à basse consommation d’énergie
(BBC). Ce mécanisme, l’une des mesures fiscales phare de la campagne de Nicolas
Sarkozy, disparaît donc, mais reste actif pour les particuliers qui ont déjà
commencé à en profiter



Le PTZ+, pour qui et pour quels
biens ? Découvrez-le en page suivante



Pour les nouveaux propriétaires, il ne
reste donc plus que le prêt à taux zéro élargi, instauré à partir du 1er
janvier 2011. Comme l’ancien PTZ, il est réservé aux primo-accédants, mais sans
condition de ressources cette fois. Il concernera donc plus de personnes qu’à
l’heure actuelle (380.000 au lieu de 200.000 selon les estimations du
gouvernement) et devrait encourager les classes moyennes à investir. Les
revenus du foyer interviennent cependant dans la détermination de la durée de
remboursement du crédit (de 5 à 30 ans). Enfin, le logement devra rester la
résidence principale des propriétaires pendant toute la durée du prêt. Les
acquéreurs profiteront donc d’un crédit sans intérêts, d’un montant variable
selon la composition du foyer, et allant de 10 à 40% du prix d’achat du
logement. Mais cette valeur dépend aussi du lieu où se situe le bien, de son
ancienneté mais surtout de sa performance énergétique ! En effet, le PTZ+
favorisera nettement les habitations neuves à basse consommation d’énergie
(BBC). Un net encouragement donc à rénover les biens avant de les revendre.



Intéressant dans les régions en
manque d’habitations




Le nouveau PTZ, la panacée ? Pas forcément. Pour bénéficier de l’aide la plus
importante, il faut acheter un bien neuf construit dans une région en pénurie
de logements, comme les grandes villes (classées A) - pour peu que cela soit
encore possible... En revanche, pour les acquéreurs d’habitations anciennes,
énergivores et situées dans des régions où les demandes en logement sont
comblées (classées C), certains dénoncent le fait que l’équation est moins avantageuse
qu’avec les trois anciennes aides financières. Le PTZ pose donc encore quelques
questions et devra faire ses preuves.