Le prêt à taux zéro devrait évoluer

Les jours du crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers sont comptés. Cette niche fiscale, créée dans le cadre du paquet fiscal de Nicolas Sarkozy en 2007, consiste à déduire de ses impôts une bonne partie des intérêts d’emprunt pour l’achat d’un logement principal.

Le gouvernement semble privilégier la refonte de ce dispositif dans un nouvel outil, le "prêt sans intérêt". Au lieu de rembourser le coût des intérêts, ce dispositif reprendrait la forme d’un prêt à taux zéro, enrichi d’une nouvelle disposition : la possibilité de ne commencer à rembourser son prêt qu’après un certain temps, en différé.

"Rien n'est encore définitivement arbitré, c'est effectivement une des options possibles", a reconnu vendredi le secrétaire d'Etat au logement Benoist Apparu sur France Info, sans pour autant nier que le gouvernement envisage sa suppression. D'autant que son coût, plus élevé que prévu, devrait avoisiner les 1,5 milliards d’euros en 2010 et pourrait même atteindre 3 milliards en 2011.